vendredi 1 février 2013

Swollen Cheeks & Colourful Water

D'accord. Tais-toi. Je t'écoute. Je ne t'écoutes pas. 

Une de plus, une de trop. Je l'ai défié, et maintenant me voilà fébrile, infime âme perdue au coeur de tout ce désordre délirant. Mes doigts sont de glace, mes mains fades affichent une teinte presque grise. Mes paumes se couvrent d'une moiteur déstabilisante. Je m'agrippe et je glisse, laissant gésir ci et là mes empreintes humides. Mes joues se tachent de rouge criard, écarlates et brûlantes, mon visage est un drapeau japonais. Mes yeux semblent vaseux à travers leurs démence, ma tête délire. La douleur se répend comme un poison, le corps de mon désespoir. Mon dos, mes reins, ma tête, aïe. La souffrance me tire, comme à bout de cordes, et je suis marionnettisée par une suprêmité beaucoup plus puissante que moi. Ma dépouille est fatiguée, mon moral à abandonné la partie. Ils l'ont nourri, sans le savoir, je me suis moi-même trahie. Mon coeur cloîtré me martèle les côtes, il étouffe entre les barreaux de sa prison, il veut s'échapper, s'envoler, laissez-le partir! Mon souffle est en suspend, ma conscience s'étourdit. Je brûle de l'extérieur, mais je suis glacée en dedans, coincée entre deux températures, toujours.


Je suis enveloppée de noir mais mes couleurs ne cessent d'éclater en tout sens à l'intérieur, elles coulent à travers le poison qui a déjà tout ravagé il y a une éternité de cela. C'est un fléau qu'elles tentent de battre.

Et il parle, de sa voix racoleuse : "Ne t'en fais pas, ce n'était que passager. Après, est-ce que tu réussis? Non jamais, ce ne sont qu'échecs par dessus échecs, pauvre idiote. Tu les écoutes te râler des montagnes de solutions, mais leurs équations ne sont même pas sensées. Sottises et mensonges. Et tu te mêles à une montagne russe de chiffres, ils ne cessent de descendre et de monter, mais le wagon veut redescendre en bas de la côte, petite incapable. Tu vois, tu es prise de nausées à force de tenter de te maintenir au sommet. Patience, mon adorable obsédée, donne toi un peu de volonté, tout de même. Tu vois à quel point tu es inutile, tachante, comme de l'encre que l'on échappe sur sa toile, merde, on ne peut plus s'en débarrasser, ça gâche tout, c'est noir! Tu es mon ample corpulence, ma douce, mon éléphant démesurée. Mais nous ferons du chemin ensemble. Et tu verras, je te mènerais vers le royaume d'une atrophie rachitique, mais il te plaira, il t'aimera, et tu en tomberas amoureuse aussi. Tu seras riche de tout tes désirs. Ne t'en fais pas, c'est à cause d'eux, ne vois-tu pas qu'ils te laissent seule? Moi je suis là, moi je te serrais dans mes bras, et je t'apporterai tout ce que tu as toujours désiré, et nous serons tranquille. Prends ma main et suis-moi, fais moi confiance. Déteste les, tu en as toutes les raisons, et aime moi, car je serai toujours le seul près de toi."

Savoure-moi, savoure-toi, savoure le rouge, mon Amour.

ON VA LE FAIRE TAIRE.

*vieil auto-portrait, datant de cet été, j'assume, et je n'ai plus peur.

3 commentaires:

  1. T'écris tellement bien, tu le sais ?
    Mais j'ose espérer que ce n'était que pur inspiration du moment et non un cri quelconque tentant une percée de lumière dans une nuit infiniment sombre.
    C'est clair ? Si non, ben j'espère que tu vas bien. C'est tout.
    Tu sais que je t'adore ? Et je tiens à t'assurer que mes équations tiennent la route (J'suis pas en science nat pour rien, you know) et que dedans, we all have a happy ending with sexy british gentleman.
    Capice ?

    T'auras deviné j'suis qui. (M'enfin, je crois. Parce qu'autrement, je serai vraiment triste :O )

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  2. Your writing style reminds me of Portia De Rossi's book Unbearable Lightness. Dark subject with pretty words and imagery. I don't know you but I think you're talented, I hope you'll feel better soon.


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