Je me sens irrémédiablement impuissante face à toute la souffrance, la douleur refoulée et la pression que ressentent les jeunes femmes en ce moment. Je suis bien convaincue que les hommes aussi en ressentent, peu importe ce que l’orgueil laisse voir, mais je ne suis pas un homme, je n'ai donc pas connaissance de leurs difficultés. J'ai eu mon expérience, et malgré le fait que ça puisse être un peu controversé, j'ai choisi de la partager, en espérant être ne serait-ce qu'un minimum d'aide pour celles qui sont prises au piège en cette minute près. Mon histoire n'a absolument rien d'extraordinaire, rien de spécial, rien de pire que les autres, mais c'est ce que j'ai vécu, c'est ce qui m'a tuée plus qu'une fois. Je ne suis pas meilleure qu'une autre, pas pire qu'une autre, je ne suis qu'une personne parmi les autres, avec une histoire parmi les autres.
Attention. S'il vous plait, ce que j'écris ici est très personnel, les mots qui suivent viennent du plus profond de mon être, toute ma douleur, mon histoire est citée ici. S'il vous plait, s'il n'y a quelque traces de trop grand sensibilité dans votre coeur, évitez de lire ce qui suit, surtout si vous n'avez pas de détachement face à moi. Je ne veux en aucun cas effrayer, ou faire de la peine à qui que ce soit. Voyez-vous avertis.
Il y a maintenant plus d'un an, un monstre s'est doucement installé en moi, un monstre que je me suis moi-même créé et taillé de toutes pièces, mais que je n'ai absolument pas eu le loisir de contrôler. Il s'agissait d'un ami que je me suis inventé, de quelque chose à quoi m'accrocher à travers les difficiles moments que je passais avec ma famille. Oh, je me souviens m'être sentie si impuissante face à ces mots qui m'étaient prononcés, je n'étais pas à la hauteur, je n'étais pas capable de m'occuper de celle m'ayant mis au monde, j'étais "ingrate", "gâtée pourrie" et "égoïste". Mais désireuse de me battre pour montrer ma valeur, je fit tout pour atteindre la perfection, et bientôt ce fut un désir obsessif. Tout devait être parfait, mon comportement, mes agissements, et puis tranquillement, mais surement, cette envie déchirante d'être parfaite atteignit des proportions inattendues... Et mon corps devint mon pire défaut.
Alors il y a très exactement un an, je glissai doucement vers une abysse cruelle et brûlante probablement l'enfer sur terre. Je décidai de rejeter toute ma haine, ma colère et ma peine sur ce corps qui était mien, et je le punis atrocement, en le privant de nourriture. Je ne parle pas de réduire mes portions aux repas, non, ici, je parle de manger environ un barre-tendre de 130 calories par jour. J'ai réussi à durer environ 2 semaines dans cet état, je perdis du poids à une vitesse flagrante, et la gloire de me voire disparaître aussi rapidement me laissait dans un état de complète extase, un délire presque démentiel. J'ai été jusqu'à perdre temporairement l'usage de mes jambes, dû à un trop faible taux de sucre dans mon sang. Puis à la troisième semaine, mon enfer ne fit que s'empirer, et je fus vite emportée dans un tourbillon de douleurs et de souffrances insupportables. J'étais épuisée, mon corps n'avait plus d'énergie, je ne pouvais plus voir mes amis, ou sortir avec eux, j'étais incapable de supporter la présence d'autres personnes, c'était trop difficile, je n'avais pas l'énergie. Mon amoureux et moi passions notre temps à se chicaner, parce que je n'avais plus la force de l'aimer, alors je lui exigeait d'aimer pour deux. Les journées étaient longues et pénibles, je n'avais qu'une obsession : celle de manger, à laquelle je refusait de me plier. Alors toute mes journées n'étaient que combat contre moi-même et contre mon désir tout à fait naturel de manger. Je suis restée dans cet état plus d'un mois, où chaque heure était horriblement souffrante, chaque sourire me brûlait la chair, j'avais envie de pleurer ma rage, mon désespoir, ma folie... J'aurais voulu hurler mon chagrin, hurler le déchirement à l'intérieur de moi qui s'ouvrait sur une abîme sans fond, j'aurais voulu pleurer le feu qui me consumait, mais je n'en avait pas l'énergie. Je n'étais qu'un zombie qui avait l'air constamment fatiguée, alors qu'à l'intérieur je mourrais à petit feu.
Au bout de trois mois, mon amoureux est retourné chez lui, en France, pour y passer l'été. Nous avions convenus que je resterai dans son appartement pour prendre soin de mon chat, et puis c'était près de mon travail, donc c'était utile. Cependant, ça n'a fait qu'aggraver ma situation, et je me suis renfoncée moi-même dans ma noirceur. Mon corps ne supportait plus d'être aussi peu nourrit, et c'est alors que j'ai eu ma première crise, qui n'a été pour moi que le début de mes tourments. C'était un soir, j'étais assise sur le lit, dans la même position depuis plus de 10 minutes, tentant de combattre l'idée de savourer ce délicieux sac de chips que mon copain avait laissé dans l'armoire. Et puis d'un coup, j'ai complètement perdu le contrôle. Je ne me souviens même plus exactement de ce qui s'est passé, c'est comme si mon esprit s'était "shut down", comme si quelqu'un avait pris ma place dans ma tête. Et j'ai repris conscience quelques dizaines de minutes après, me rendant compte que je venais d'engloutir une quantité monstrueuse d'aliments en très peu de temps, et ce, sans même goûter quoi que ce soit. Je n'avais plus faim et je continuais quand même de m'empiffrer, jusqu'à en avoir mal au coeur, et même là, je continuais. Lorsque j'ai réaliser tout ce qui venait de se passer, j'ai ressenti une profonde douleur, comme si on m'avait flageller à vif. La honte, la culpabilité d'avoir manger autant, alors que je devais ne rien manger, la déception de moi-même m'ont poussé vers un sentiment que je n'avais encore jamais connu jusque là : la haine envers ma propre personne. Je me suis mise à me haïr à un point où ça me brûlait, je me détestait, j'étais la pire, la plus horrible de toutes, je ne méritais rien du tout, sauf de souffrir... Alors j'ai couru vers la toilette, j'ai enfoncé vivement mon index et mon majeur dans le fond de ma gorge et je me suis fait vomir ce que j'avais ingurgité. J'étais ancrée dans une rage profonde, une désolation épouvantable, seule, et ce fut ma première crise de boulimie. Elles se sont fait de plus en plus fréquentes, et se sont même empirées avec le temps.
4e mois : les crises étaient trop lourdes, j'étais seule, et je n'avais pas UN MOMENT de répis, même lorsque je travaillais, je n'étais jamais tranquille. Combien de fois ai-je eu des crises de vomissements dans les toilettes même de mon travail? Ma tête était toujours prise dans son obsession, et mon affliction ne faisait qu'empirer. J'étais dans un désespoir si profond que la douleur physique n'aurait été que soulagement, et c'est là que j'ai commencé à affliger à ma chair toute cette haine que je lui vouais avec passion, et j'ai marqué mes poignets et mes cuisses de mon sang écarlate. Je n'avais que mépris envers moi-même, je me dégouttais de ne pas être capable d'être avec mes amis, je me détestais d'être aussi minable, de m’apitoyer sur mon sort et de ne RIEN faire pour m'en sortir, je me haïssait pourtant aussi d'être incapable de perdre plus de poids, je me détestais parce que je faisait du mal à ceux que j'aimais, et je rageais contre moi-même aussi parce que j'avais ces crises de bouffe, je me trouvais conne, stupide, dégueulasse et immonde parce que je me faisait vomir, et je me trouvais ridicule parce que je n'étais pas capable de me contrôler. Alors prise dans toute cette haine, ce chagrin et cette abysse sans fond, j'ai pris la porte de sortie qui me semblait être la seule... J'ai fait ma première tentative de suicide, puisque la douleur était trop difficile à supporter.
On m'a gardé à l’hôpital pendant environ 4 jours, durant lesquels je n'ai rien mangé. J'ai pu me vider le coeur pour la première fois. Tous mes amis, ma famille et mes proches ont été mis au courant de ma maladie. Par la suite j'ai eu droit à un suivi médical. Mais ça n'a pas aidé, du moins, pas immédiatement. Un mois après, mon copain est revenu de France et je l'ai laissé. Je lui ai dit que je ne "l'aimais plus" parce que c'est la seule raison que j'ai trouvé. Mais je ne m'étendrai pas là-dessus, ce n'est pas le sujet. Quelques semaines après, je suis retournée à l'hôpital, de moi-même cette fois, parce qu'encore j'avais des idées trop fortes de me faire du mal. Ça m'a aidé. Mais pas assez. On a tout de même été capable d'avancer à petits pas, et puis tranquillement j'ai recommencé à manger, les crises de vomissements se faisaient plus rares mais étaient toujours présentes. Le secret c'est que je n'avais toujours aucune estime personnelle, mais au lieu de m'en préoccuper, je l'ignorais, comme si c'était rien. Ça a fait son temps. Deux mois plus tard, j'ai rencontré un garçon de la Colombie-Britannique qui semblait tenir à moi, et son estime de ma personne est venue remplacer celle que je n'avais pas... Mais bien évidemment, je m'étais fourvoyée, et il ne désirait rien d'autre que mon cher corps lacéré et malmené. Ça s'est terminé très vite, et j'ai su m'en remettre. Je suis resté sans cet état d'entre-deux, où je n'avançais ni ne reculais pendant environ 3 mois. En décembre, ma chute s'est fait infernale.
Les vacances entre les deux sessions, Noël, et tout ce qui encadre ces fêtes lumineuses, n'ont engendré dans mon coeur qu'un poignant sentiment de solitude et un vide meurtrier. Ces célébrations qui d'habitude réchauffent les coeurs, réunissent les familles et font sourire chaleureusement même les âmes les plus esseulées, ne m'ont apporté aucune chaleur, et pourtant je me gonflais de l'espoir que ces fêtes allaient m'apporter un petit moment de répit. Hélas! Ce ne fut qu'horrible. Les confiseries, les repas de familles choyés de gloutonneries, les délicieuses friandises colorées, tout cet énorme amas de bouffe a multiplié mon angoisse par mille. Obsédée et anxieuse à l'idée de ne prendre ne serait-ce qu'un petit kilo, je suis vite retournée sombrer dans cette tornade cruelle de l'alimentation. Cloîtrée dans mon désespoir sans secours, j'étais complètement seule, puisque tout le monde croyait que je m'étais remise, depuis le temps. Et c'est tout à fait normal, puisque je scellait mes lèvres et refusait de me confier à qui que ce soit. J'avais honte, terriblement honte de moi, et j'étais horrifiée à l'idée que l'on puisse croire que je ne m'en étais toujours pas sortie. Je me trouvais lâche et faible, et mon mépris à mon égard à été pire que jamais. Malheureusement, il m'est apparu une porte de sortie que je ne connaissais pas jusqu'à ce jour, et qui m'a fait sombrer jusqu'au fond. Les amphétamines, plus communément appelées la SPEED. Oh! Quel bonheur. Il ne suffisait qu'une moitié de ces capsules magiques pour que mon estime et mon bonheur augmentent en une vitesse vertigineuse. De plus, je ne ressentais plus ni la fatigue, ni la faim, donc je ne mangeais rien, je perdais du poids, mais j'avais toujours plein d'énergie, de confiance et de motivation. J'étais inspirée, heureuse, magnifique, j'aimais tout le monde. Oh! Comme ces souvenirs sont doux à ma mémoire meurtrie. Malheureusement, il est beaucoup trop facile d'en tomber dépendant. J'en ai consommé chaque jour pendant environ 3 semaines, de Janvier à Février, et plus les jours avançaient, plus j'en avais besoin. Au bout de ces trois semaines, j'en consommait 2 par jour. Sauf que mon corps, en plus de s'être habitué, n'avait plus d'énergie à tirer, faute de lacunes graves dans mon alimentation et mon sommeil. Je suis donc tombée dans une déprime affreuse, et avec l'aide de mon père, à qui j'en ai parlé, j'ai arrêté. Ça a durer un mois. Puis je suis retombée. Il n'y avait aucune autre sortie, sans ces capsules, je retombais dans le désespoir et la haine. En deux mois, j'ai brûle 200$ pour de la speed, et à la fin, il m'en fallait 3 par jour. Ce n'est pas beaucoup, certaines personnes vivent beaucoup pire. Mais comme je vous dit, je ne suis pas le pire cas, je en fais que citer ma petite histoire.
Alors tout doucement, je suis descendue dans des profondeurs que je n'avais jusque alors jamais explorées. Je suis descendue plus bas que bas. Le froid m'avait envahit, c'était comme un hiver dans mon corps, le néant dans ma tête. Chaque soir, je pleurais toute ma rage, tout mon désespoir, toute ma fatigue... Je n'en pouvais plus d'endurer tout ça, c'était trop lourd, trop intense, ça m'écrasait. Mes relations en étaient affectées, je ne voyais plus personne. Je m'enfermais dans ma chambre, je coupais mes pauvre cuisses avec violence, et la vue de mon sang qui descendait sur mes jambes comme une lourde rivière m'apportait un plaisir féroce, j'éclatais littéralement de rire à cette vue plaisante, du rouge, de la couleur, de l'intensité. Je me rappelle même avoir dansé avec folie, les jambes pleines de rouge, sur de la musique, je voulais que ça coule plus fort, plus vite, plus plus plus et encore plus. Le jour je divaguais, bien défoncée sur ces petites pilules magiques. Et le soir, la nuit... Je ne dormais pas, ou très peu, mais chaque nuit... le même désir, la même émotion m'envahissait avec une férocité incontournable... le désir de mourir. C'était si profondément ancré en moi, chaque soir, je me rendais dans mon garage, je regardais cette longue corde qui me faisait tant rêver, et je pleurais. Je ne désirais rien d'autre, la seule chose qui me retenait, c'était mon père, ma famille, mes amis, tous ces gens que je laissais tomber. C'était une guerre sauvage dans ma tête, est-ce que j'avais le droit d'être égoïste, et de penser à mon bien avant le leur? Je ne savais plus que faire. Alors chaque soir, pendant 3 semaines, j'avais cette envie brûlante de mettre fin à mes jours, comme ça me semblait doux et tendre. Mais j'arrivais à passer par dessus, d'habitude lorsque le jour se levait, mon désir se calmait, et j'arrivais à l'oublier. Jusqu'à ce matin là, le 1er Mars, très exactement. L'envie était plus brutale que jamais. Je me suis levée, et il n'y avait personne à la maison. J'étais seule, effrayée, isolée par ma seule faute, épuisée, je n'en pouvais plus de me battre. Alors je me suis enfermée dans la salle de bain, je me suis fait couler un bain, et doucement, je me suis découpé profondément le poignet. L'angoisse m'a envahit à une vitesse vertigineuse, alors que je voyais l'eau se teindre d'un écarlate sombre, je fus prise de panique, avais-je pris la bonne décision, je ne savais pas, je ne savais plus, c'était la guerre dans ma tête.
Je fus amenée à l’hôpital, à Terrebonne, parce que j'ai crié au secours, je ne savais plus quoi faire. On m'a mise dans une chambre seule, on a tenter de m'aider. Mais prise dans ma panique, mon angoisse démente, je perdis totalement le contrôle de moi-même, et je n'avais qu'un seul objectif : me faire du mal à tout prix. J'étais dans une crise de folie, j'allai jusqu'à utiliser mes boucles d'oreilles contre moi, jusqu'à prendre le sac noir de ma poubelle pour me l'enfoncer sur la tête. Alors on m'a mise à part, on m'a emporté contre mon gré dans une pièce avec RIEN, sauf un lit, avec des draps spéciaux, vêtue de rien sauf d'une jaquette spéciale, faite d'un tissus solide, indéchirable. On m'a bourré de médicaments, heureusement, j'étais sans doutes insupportable. Deux jours dans cet enfer, et je me suis calmée. Au bout de 4 jours, j'allais mieux, et je voulais partir, mais on m'en a empêché. Les médecins, ainsi que toute l'équipe, ont choisi de me garder contre mon gré, jusqu'à ce que le problème soit réglé à la source.
Ce fut probablement la meilleure chose qui me soit arrivé. Au bout d'une semaine, on m'a transféré des soins intensifs, je suis allée en psychiatrie, ou j'ai pu partager ma chambre avec une gentille jeune fille avec laquelle je me suis très vite faite amie. Au fil du temps, des rencontres quotidiennes avec le psychiatre, des exercices avec les psychologues et les nutritionnistes, j'ai réappris tranquillement ce qu'était l'estime de soi. J'avais choisi d'avancer sans médicaments, je voulais guérir le fond de mon être, je ne voulais pas dépendre de pilules encore une fois. Le processus à donc été plus long, mais il a bel et bien fonctionné. On a trouvé d'où venait le problème et comment le régler. Ils m'ont gardé un mois, en tout, et ça m'a transformée. Non, ça ne m'a pas changé, en fait, ça m'a simplement permis de me retrouver. C'était une équipe fabuleuse, et je crois que je ne serai jamais capable de les remercier assez, de m'avoir aider à reprendre goût à la vie, à toutes les merveilleuses choses qui m'entourent.
Avec le temps, les jours ont passé, les semaines, les mois, et j'ai réappris, tranquillement, à revivre. Je ne croyais pas qu'il était possible de se sortir d'une tel misère, mais aujourd'hui j'en ai bien la preuve, et je suis plus forte que jamais. Oui, c'est sur qu'il y a des jours plus difficiles, des moments ou je ne feel juste pas, mais j'ai appris à gérer mes émotions, mes angoisses, et à me donner le droit d'être qui je suis, et de ressentir mes émotions comme elles viennent.
Tout est possible, même lorsqu'on est au fond du gouffre. Alors voilà, c'était mon histoire, pas pire qu'une autre, pas plus belle, juste la mienne, voilà. J'ai fait la paix avec tout ça, et je suis très à l'aise d'en parler, alors surtout, n'hésitez pas. C'est aussi très important pour moi que vous sachiez que ce n'est la faute de PERSONNE, que tous ceux qui m'entourent ont fait de leur mieux et qu'ils n'auraient rien pu changer à tout ça. C'était en moi, et je suis l'unique responsable. Mais je ne m'en veux pas. Et merci, mille fois, à tout ceux qui m'ont supporté du début à la fin, qui m'ont enduré et qui m'ont tant aidé, à leurs façons. Vous m'avez appris tant de choses, mais la plus importante de toutes reste à jamais gravée dans ma mémoire...
La vie est si belle!
La description la plus convenable serait la plus véridique : je n'ai absolument aucune idée de ce que je fais. Je suis simplement guidée par une passion profonde, qui gère chaque aspect de ma vie. J'aime ardemment les émotions humaines, celles qui demandent l'attention d'un millième de seconde pour pouvoir en saisir toute l'intensité, en extraire toute la substance, et ensuite les observer pour toujours.
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je taime
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RépondreSupprimerMagnifique texte, lâche pas, tu es brave, forte d'avoir fait tout ce cheminement, bravo!
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