Une fine pluie me tombe sur les épaules, si délicate qu'elle glisse sur mes cheveux, ne les mouillant qu'à peine. Au dessus d"une falaise sableuse je me dresse, entourée d'arbres et de verdure, observant à mes pieds le mouvement mélancolique des vagues. Une rivière s'étend, comme un infini, sous moi, bordée de collines aux arbres dont les pointe s'allongent jusqu'aux nuages. Des nuages gris valsent et tourbillonnent, donnant au ciel une riche palette de contrastes, et au sol, la douce mélodie des gouttes mouillant le sable avec un bruit mou. J'observe l'immensité qui s'étale devant moi, puissant et auguste, et je ne peux m'empêcher de ressentir au plus profond de mon être un sentiment d'intensité abrupt, si fort que je vibre, je décolle, et je m'évade avec jubilation au dessus de toute cette beauté. Je ferme les yeux et savoure avec délectation le délicieux silence de la nature. Un colibris qui s'empresse de se cacher sous quelques feuilles, le bruit sourd de la pluie, du vent et des vagues, la symphonie silencieuse de ce paysage magnifique, et mes yeux se trempent. Tranquillement, j'ouvre les yeux une dernière fois, contemplant la majesté de cette toile grandiose, et sent mon coeur passionné se serrer. Il est temps de partir, de quitter cet endroit de paix, de pureté, où j'y ai foulé mes angoisses et mes peines et j'y ai cueilli mon bonheur, ma tranquillité, ma passion.
Baie d'Oyon, Ferme-Neuve (Laurentides).
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