J'ai pas trop compris d'où tu sortais au début. Un sékel de plus au 1605, qui avait un rire beaucoup trop drôle et aucun jeux, juste de l'authenticité. Une authenticité qui m'a frappé, au début, chez vous sept, dont je n'étais pas trop certaine de si je m'y plaisais ou non. Finalement, ça a bin l'air que vous m'avez conquis, avec vos caractères sautés bin raide, mais honnêtes.
Pis toi, grand brun (brun, ah ouin?) maigre, avec tes yeux marrons et verts, pis ta vivacité à couper le souffle, ton énergie débordante contrastant agréablement avec ta ''vegitude'' beaucoup trop relaxante. Tu venais de l'Île Perrot, moi de Mascouche, bienvenus au 1605 mes amis! J'étais pas trop certaine de comprendre pourquoi on s'entendait aussi bien, est-ce que c'est parce que chaque fois que j'avais envie d'écouter une chanson dont personne ne connaissait la moindre existance, tu l'avais par hasard dans ton ordinateur? Ou est-ce parce que tu te plaisais bien à te parer des robes que je préfèrais (la juliette en toi m'a fait tomber dès le premier jour!)? Les hypothèses sont nombreuses, la nature a joué elle même, elle s'est jouée de nous, le tout s'est fait tellement naturellement que je n'ai jamais eu le temps, ni l'intérêt, de me poser la moindre question. Tout ce que je sais c'est que y'a un de ces soirs qui a tout joué, naturellement, ou nous revenions, les huit colocs, de se baigner dans un bassin d'eau de béton. Tu t'es allongé sur mes jambes, ma main s'est aventurée dans tes cheveux, et à travers les vapeurs de nos cigarettes nous nous regardions dans les yeux, et puis quelques secondes plus tard mes lèvres rencontraient les tiennes.
Après ça tout a été tellement lentement, que le stress n'a pas pu faire parti de nos émotions. Dude, je t'ai demandé pleins de fois d'où tu sortais. Avec le temps j'en ai conclu que tu sortais d'une boite de Lucky Charms, avec tes couleurs, ton sucre, pis tes céréales de blé. Je n'ai pas pu trouvé d'autres explications. Mais anyways, ça n'a jamais été important, d'où tu venais. Ce qui est exquis à travers tout ça, c'est que dès le début on a été confrontés à une vie commune, avec pleins d'autres adorables personnes, qu'on s'est obstinés, qu'on s'est fachés, qu'on a ris comme des malade, pis à travers tout ça on a trouvé en l'autre ce qu'on a attendu longtemps, sans vraiment l'attendre. C'est sain. Sain, c'est un mot que j'pensais pas qui existait, y'a pas si longtemps que ça.
Anyways, djuleeeees, tsé, avec vous j'ai appris tellement de choses, pis j'vous en ai appris, pis on apprends constamment. On s'calisse de bin des affaires, mais on s'calisse pas de nous autres, pis on s'écoute, pis on s'parle, pis on ris, pis on fume. J'suis vraiment heureuse.
S'pas que j't'aime, mais c'est que je t'aime en tabarnak.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire