I like to be alone, beautifully alone.
Ça me fait chier, en quelque part, parce que c'est complètement hors de mon contrôle.
Toujours aussi intense, toujours beaucoup trop passionnée, Amélie, elle rêve, un peu trop peut être. Alors au point où j'en suis, je cherche un peu ma destination. En fait, pour le moment, il me semble que ne pas avoir de destinations rend le voyage beaucoup plus profitable. Je n'ai aucune idée de ce que je fais, où je vais, pourquoi je prends les décisions que je prends. J'ai arrêté de réfléchir, de me poser des questions, de me juger, de me critiquer, et de critiquer le monde qui m'entoure.
J'ai plutôt choisi d'observer, avec délices. J'ai décidé de faire de ma solitude mon amie, et de l'aimer, de l'accepter dans toute sa délicatesse, même si souvent elle se pointe sans appeler avant.
Le sentiment le plus marquant, selon moi, lorsque l'on quitte sa maison, sa famille, son ''foyer familial'', c'est l'impression constante de tomber dans le vide. C'est comme se balancer dans le vide; se demander constamment si on a fait le bon choix, si on a sauté au bon moment, où est-ce qu'on va atterrir, est-ce que la sensation de vertige durera longtemps? Maintenant, il n'y a plus aucun mur, aucune barrière, plus personne pour prendre soin de nous, nous guider.
Une infinité de délicieuses possibilités s'étend avec élégance devant moi. Il y a, bien évidemment, à travers le paysage, une vaste étendue de terres brumeuses, inconnues, dont les nuages n'attendent qu'avec impatience que mes orteils en touchent la réalité pour se dissiper. Il y a, à ma droite, ce chemin blanc, droit, lisse, qui se dresse à travers toute la nature floue, semble parfait, mais vide, et trop souvent fréquenté, pour mes goûts. Non, moi, je veux défaire la brume.
Une autre petite bière, un dernier hit. Sur ces mots emprisonnés dans le blanc, je vais me rouler un dernier spliff et aller me coucher. Pour ne pas trop réfléchir.
I like to float with my thoughts.
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