J'ai levé les yeux, et j'ai revu mon amie, ma grande amie, celle qui était partie il y a un peu moins d'un an. Comme elle était belle, élégante, pleine de grâce exquise! Elle était habillée de sa somptueuse robe aux voiles orangés et aux broderies d'or, parée d'ambre et de rubis, qui lui descendait délicatement sur les hanches avec légèreté, volupté, comme une cascade. Elle repoussa une mèche de sa longue crinière roussâtre, un coup de vent passa derrière elle, elle plongea ses profonds yeux d'émeraude au coeur des miens et me sourit. Oh, comme il était bon de la revoir. Je laissai un sourire niais s'abandonner sur ma bouche et s'élancer jusqu'à mes oreilles, alors que le rose me montait adroitement jusqu'aux joues.
Les arbres aux feuilles enflammées
valsaient doucement au rythme de la brise, quelques unes de ces faibles parts de vie se détachaient de leurs branches et virevoltaient un
peu dans l'air, avant de déposer leur dernier souffle au sol.
À travers un lourd ciel gris, le soleil parvenait à
faire son chemin et à nous dorer de quelques doux rayons. J'observai
ce spectacle avec délice et rêve, et avec une tendresse fougueuse,
la passion qui dormait au creux de mes veines depuis un an déjà
amorçait son réveil.
Bon matin, cher automne, te revoilà au centre de mon coeur, pour réchauffer mes veines et rallumer mon regard, ranimer la folie exquise de mes intensités et refaire briller mon petit sourire blasé. J'espère que tu vas durer longtemps.
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