dimanche 10 avril 2016

Danse avec moi



On peut pas tout avoir.
Mais j'aurais aimé t'avoir, toi.

Ta présence est un rêve, quand je suis avec toi je suis emportée, mes pieds se soulèvent comme des nuages et ils avancent avec le flot de ton sang. J'irai gravir les plus hautes montagnes si on les grimpe ensemble, mon petit elfe aux jambes infinies.

Je suis en train de construire ce que j'aurais voulu partager avec toi, mais tu es tellement volatile mon ange! Ton essence effleure ma paume ouverte paralysée alors que j'essaie de refermer les doigts en vain, et tu coules entre mes doigts.

Parfois, je décide que je ne veux plus jamais te voir. Ton visage me rappelle que trop ces rêves ou tu es ma forêt et je suis ta nymphe, et je ne suis pas prête à me frapper à cette réalité que ce sera toujours un rêve fugace. Ça fait mal d'admirer ce que je chéris à un point culminant sans pouvoir écouter cette voix qui me dit de me jeter dans tes bras. C'est une douleur qui me brûle mais que je veux bien affectionner parce qu'il s'agit tout de même d'une petite source de chaleur.

Et puis je ne suis pas capable de te rayer de ma vie. Je veux que ton visage reste frais dans ma mémoire comme les fraises que l'on cueille en plein été, je veux te voir grandir et être heureux, même si c'est loin de moi, même si ça fait mal, même si ça fait du bien ou même si peu importe, AH! ET PUIS JE NE SAIS PLUS!

Tu me mets tout le temps dans tous mes états, peut être que c'est pour ça que je suis incapable de t'emprisonner dans mon filet.

Tu me ramènes à l'enfance, là où tout est un jeu et où je n'ai plus peur des couleurs. Ta présence explose son or dans mes yeux et je vois tout en teinte orangée, chaude, confortable. Je suis une perlée de neige en hiver, tu es mon été vibrant et doré.

Je t'aime tellement mon Olivier.

samedi 16 janvier 2016

Let the children use it



J'revenais de chez mon homme, il était parti travailler tôt le matin, et à son habitude il m'avait serré dans ses bras avant de démarrer sa journée. Comme une dose de force qu'on se partage. Je suis rentrée chez moi sous la neige et j'ai ouvert la porte de ma chambre sur le bordel qu'étaient mes vêtements éparpillés un peu n'importe comment. 

C'est à ce moment là, que ça m'a frappé. 

6 mois. C'est rien dans une vie 6 mois.
(peut-être même que j'vais revenir au bout d'une semaine, qui sait?)

Je vide ma chambre et je remplis ma valise. J'ai les larmes aux yeux. Ça fait plus qu'un an que j'habite ici. Tout mon quotidien est en train de s'évaporer, je l'emballe dans un papier de soie et je le range dans une boite. Mes chats, ma famille, mes amis, mon amoureux, mon lit, ma fenêtre, mon appartement, mon coloc... je suis tellement en fusion avec mon environnement, mon présent, mon 6545 avenue du Parc, que ça me déchire de penser que je m'en éloignes. 

Je m'en vais vivre une aventure dont j'ai toujours rêvé. Je le réalise enfin, mon rêve. 

C'est la que j'ai réalisé. Ça va être dur. "Ça va être crissement rough." Je vais me sentir toute seule. Je vais être toute seule. Je vais être loin de tout ce que je connais. Ça m'excite énormément et ça me fait terriblement peur. Je sais que ça va valoir la peine. Je m'en vais me connaître. Je pars dans une grande aventure avec moi-même, et je n'aurai pas le choix de m'endurer. 

Ohhhhh my god. J'en reviens pas que j'le fais. Ça tourne dans tous les sens dans mon estomac, je ne sais plus vraiment si j'ai faim, je ne dors pas vraiment et je baigne dans la sueur à mon réveil, c'est vraiment étourdissant tout ce stress, cette excitation, cette peur, cette euphorie!!!!! 

Décollage dans 3, 2, 1. 


Ground Control to Amélie?

vendredi 1 janvier 2016

Here I come




Paris, 1930.

So you run from here to there, you run from where you're from. Dance, laugh, pretend you don't know that you are here alive and there stuck somewhere. Play louder! louder! So that I won't care.

Oh won't you let me fly? Oh won't you let me go?

You're so lonely, but I've got to let you know.. Yes I love you, but it's time for me to go. Tell me you're fine, tell me you're safe, tell me I'm free to go my way. Tell me getting ahead, it ain't letting you down and breaking apart, it ain't holding your hand, I want you to let me try.

Oh won't you let me fly? Oh won't you let me go?

mardi 15 décembre 2015

C'est toi mon orange


Je ne suis vraiment pas bonne à cela.
J'ai tellement peur d'affronter cet option que je t'évites.
Pis je choke pis je choke pis je choke.

Maybe it's not the time yet. 

Le soleil larmoyant crée cet arc ruisselant dans mes yeux et j'apprends la vérité


samedi 5 décembre 2015

À coup d'accordéon


MAKE ME FEEL SOMETHING




Les battements de la basse résonnent avec mon délire et emplissent le silence qui m'écrase la tête. Je suis vide, je suis tellement vide. Congelée ici, enfermée derrière les barreaux de mes pensées alors que Montréal se vêtit de sa robe de nacre et me confine au rêve. À travers la fenêtre j'égare mon regard dans l'infini des cieux. Comme je voudrais connaître la chaleur. Je voudrais connaître les oliviers et la méditerranée, le sable et les accents inconnus. Je voudrais y baigner tout mon âme, tout ma passion débordante et ma furie de vivre. Fais-moi vivre quelque chose. J'ai besoin de ce feu qui me brûle et qui m'élance violemment en plein coeur de la folie continuelle de cette course contre le temps. Je veux me baigner, je veux me laisser dériver avec les flots de la mer que mon coeur appelle au désespoir. L'hiver reviens, et moi je me rendors. Ma peau redevient blanche, mes tâches de rousseurs s'estompent sous un voile d'ennui, et mes yeux perdent de leurs couleurs. Il est temps que je parte. Il fait si froid dehors.

La routine tue mon intensité. Mais que suis-je sans ce pouvoir? Vide, morte, morne, sans couleur, sans joie, sans excitation. Je suis celle qui vis trop fort, celle qui ressens tout tellement puissamment que le mot hypersensible devient trop léger.

Et toujours mes pensées dérivent vers tous ces amours que je pourrais vivre, toutes ces passions que je pourrais goûter, tous ces personnages que je pourrais rencontrer. Et il y a toi, il y a toujours toi, mon grand enfant doré. Je t'aime tellement et je ne sais tellement pas comment t'aimer. Un jour, nous aurons notre temps ensemble. J'en suis convaincue. Je patienterais. Nos passions sont trop fortes pour qu'elles ne s'entraînent pas l'une et l'autre dans un tourbillon de délices. Le temps viendra.

Il faut que je cours rattraper ce feu dans mes entrailles qui me fait mordre dans la vie à coup de canines.

TIME GOES BY. 

In the meantime I'll get high while I listen to Lana.

samedi 21 novembre 2015

I don't know



Everyday is a fight.
The sought victory can only be won by those who love.
As it is happiness.

Everything is so scary now. My vision is blurring as I try to hold on to the images that comforts me. I have to dive my hands deep in the waters that used to drown me. I'm terrified. It is too easy to fall in those bottomless seas.

I have to hold on to the weight of my legs on the ground. Your smile seems so far. The simple idea of the sight of you makes me want to weep, sob. I've tried to hate you so hard. I've tried to give you all the worst intentions and all the worst masks, but yet I find myself missing you. I have absolutely no reason to do so, but I love you, grandfather. It breaks my heart every single day of my life.

I'm trying to give a sense to how I feel about everything. I'm torn between loving you because you're my grandpa, and hating you because of what you did, and hating myself for still loving you after what you did, and hating you because I hate myself because of what you did, and it's a total mess.

I admire this very cold evening through my blurred eye that the thought of you flooded. It's funny how everything is linked. I miss you. I love you. I understand you. Unfortunately, I happened to be bearing with all the consequences of your desperate act, and you haven't. I still have to protect myself. That doesn't mean I'm not sad. I'm heartbroken, my suffering dragged me through the darkest ideas. There isn't a day that I don't think about leaving this world.

Despite those facts, I now have developed the tools and the strength to put myself on the first plan of my life. And even though it breaks my heart, I have to make choices and take actions to feel happy and safe.

I can start to feel the weight of my legs.
I can feel my feet.
For the first time of my life, it's not too heavy.
Not too light either.
It feels real.


vendredi 3 juillet 2015

To my dearest Man




My honey,

I admire you, and everything you are, and everything you do. I am so grateful that I have you, and that I love you, and that you have me, and that you love me.

I wanna thank the universe to have gifted me of your presence into this part of my life. I want to pray the skies everyday to have permitted our paths to cross each other and to tie up together. You have been the most amazing person. And you still are, and I'm pretty sure you'll always be. Truth is, you have such a big heart. You care so much about the people you love, you are ready to do anything if it's to make them happy. You've always loved me in such a caring, precious way. When I needed you to listen, you listened. When I needed you to speak, you spoke. When I needed you to just be there and hug me and don't talk, you were there. Sometimes you had to put yourself in risky situation, but you were ready for that. You handled everything like a boss, my dear love, even the things you didn't know how to handle. You took care of my fears, you helped me to fix and reach my goals, you hugged me when I was in tears, you made me laugh when I was as blue as the middle of the sea, you listened everything I had to say... Even the things I was ashamed of. You've always been so open minded about everything I told you. Even when it was hard for you to understand, at least you tried. I feel like the only thing you ever cared about was my comfort, my happiness, my laugh. You make everything so easy. You handled everything like a boss, my Benjamin. And you still handle everything like a boss.

I don't know how long this is going to last, and I honestly don't care. I am yours.

jeudi 4 juin 2015

Je t'aime. Je vous aime. Je m'aime.

Il y a de cela deux Jeudis, je crois, j'ai changé ma vie de fond en comble. J'ai été parlé à mon père, l'homme que j'aime le plus au monde, et je lui ai donné le nom de mon agresseur, celui qui, 7 ans auparavant, à brisé quelque chose de très profond en moi.

Et maintenant, je peux le dire tout haut : Je m'aime. Je crois que c'est la première fois que je peux vraiment le ressentir. Je ne fais pas que le dire, je le sens, bien profondément en moi, bien ancré dans mes tripes, j'ai de l'amour, beaucoup d'amour à me donner. Je suis fière de moi. Je suis contente de ce que j'accompli. 

Enfin.

Je suis heureuse d'être moi. Même si ce n'est pas facile. Même si j'ai des émotions très intenses et que je suis hypersensible. Je suis contente d'être Amélie Chaloux.

En résulte que de bonnes choses. J'ai envie que toutes mes relations soient saines. J'ai de l'amour, du temps, et de la patience à donner. Je suis fière de moi. Je ne m'en veux plus pour mes erreurs ; elles m'ont permit d'avancer et de grandir.

J'ai repris contact avec ma Maman. Et elle a admit d'elle-même ses torts, nous nous sommes excusées, et maintenant je me sens bien. Ma maman, même si elle n'est pas facile, elle en a vécu. Trop vécu. Elle en a plus vécu que toi, moi et peut être tout Montréal réunis (ok j'exagère un peu). Ma maman elle agit sous un mécanisme de protection qui est très difficile à comprendre, mais qui est absolument logique. C'est encore une enfant au fond de son grand coeur, et elle recherche encore l'affection qui lui a manqué je-ne-peux-dire-où. Ce n'est ni de la faute des gens autour d'elle, ni de sa faute à elle. C'est comme ça, c'est tout. La vie à décidé de lui en passer une couple de roughs. Tout comme mon père.

Mon père et ma mère sont différents, et c'est pour ça que je les aime. Ils sont différents de moi, aussi. Je ne suis ni ma mère ni mon père, je suis moi. Et j'ai les pieds dans mes bottines pour la première fois. Maman et Papa je vous aime. J'ai besoin de vous, parce que moi aussi je suis encore une petite fille dans mon coeur.

C'est un drôle de post, cet article. Je pense que j'avais juste besoin de me vider. Bref, pour résumer: Je t'aime. Fais-toi passer en premier. Ça en vaut vraiment la peine.

mardi 12 mai 2015

La complainte du Chat-Loup (à Montréal)



J'ai beaucoup de souffrance. Je souffre, beaucoup, depuis que je suis toute petite. Mon plus loin souvenir remonte à mes 10 ans. Je suis certaine que je souffrais avant, seulement je ne m'en souviens pas. Peut être que je suis née avec une malformation des émotions. Quand à 10 ans, on a envie de se jeter en bas du toit de l'école, juste pour voir si on aura enfin l'occasion d'être en paix, je vous jure que y'a quelque chose de pas normal. Quand, à 20 ans, on a à son actif quatre tentatives de suicide et au-dessus d'une vingtaine d'hospitalisations, je vous jure que y'a quelque chose de pas normal.

Aujourd'hui, j'ai vécu un échec. Encore un autre échec. Ce n'est pas si grave, mais je dramatise. Je dramatise toujours tout. C'est à cause de mes émotions qui sont cent fois plus intense que la norme. C'est à cause de mon hypersensibilité qui me débalance. C'est à cause de ma joie qui est euphorique et de ma peine qui est déchirante. C'est à cause de mes sentiments qui sont trop fort. Je ne dramatise pas, ce que je ressens est vraiment là, mais c'est trop fort. Ma mère m'a tant de fois répété que j'étais une drama queen qui exagérait tout pour avoir de l'attention, que je dramatisais pour ci, que je dramatisais pour ça... que je n'étais qu'une manipulatrice. Avec le temps, je me suis dit qu'elle devait avoir raison. Alors j'ai tenté de bloquer tous mes sentiments. De toutes façons, ils ne me sont utiles que pour manipuler, n'est-ce pas? Et maintenant, c'est le bordel dans mes émotions. Je ne les comprends plus du tout! Elles ont décidé de s'entre-tuer pendant que je les enfermais bien profondément au creux de mon thorax.

Oui, j'ai besoin d'énormément d'attention. J'ai toujours eu besoin d'un surplus d'attention, parce que j'en ai manqué. J'ai décidé de faire fit de ma personne au profit de ma mère. Je m'en suis toujours voulu de ne pas être capable de lui rendre la vie plus facile, et de ne pas être capable de l'empêcher de souffrir. J'ai pris ma maman sur mes épaules, et combien de fois, toute petite, je me suis oublié pour elle. Maintenant, je ne sais pas comment me rappeler que j'existe. Dans ma petite tête de "manipulatrice égocentrique enfant gâtée", je n'existe pas. Je ne sers à rien. Je ne suis pas là, et j'ai peur. J'ai peur de tout. J'ai peur de moi-même. J'ai peur de mes émotions. Je ne veux pas pleurer devant quelqu'un, parce que "si je pleure ça veut dire que je manipule". Alors je pleure seule. Dix fois par jour.

C'est le bordel dans mes émotions. Je suis instable. Incapable de garder un emploi, incapable de réussir une foutu session de cégep, incapable. Pauvre incapable. Je ne suis bonne qu'à m'apitoyer sur mon sort. Je ne suis bonne qu'à faire pleurer ma mère, n'est-ce pas?

Non. Je suis aussi bonne pour me mettre les pieds dans les plats. Je suis aussi très bonne pour mentir et manipuler. Je suis aussi très bonne pour faire chier tout le monde, ah, et je suis aussi très bonne pour me mettre dans des situations ou un adulte de ma famille se mette à me toucher là ou on ne m'a jamais touché à 13 ans, là ou je n'ai pas envie qu'on me touche, et de rester plantée là comme si je n'avais pas de jambes et que je ne pouvais pas m'enfuir en courant, loin, loin, loin, très loin, loin de toi, loin de moi, loin de tout.

Me faire baiser, j'suis ben bonne pour ça, aussi. Amélie, elle est bonne, bien bonne, avec sa bouche surtout. Ils aiment ça me baiser, ils aiment tous ça. Faut ben que j'sois utile quelque part. Et en plus j'aime ça. J'aime ça, parce que j'ai de l'attention, beaucoup d'attention. Je me sens importante, je me sens grande, je me sens aimée.

Je suis instable comme une balle rebondissante, et pourtant, je fournis tous les efforts du monde pour m'aider. Bien, peut être que, comme une bonne amie à moi me l'a fait remarqué, peut être que je devrais juste l'accepter. Peut être que je devrais comprendre que je ne suis pas faite pour la stabilité, le American Dream maison-boulot-mari-kids. Peut être que je devrais vendre tout ce que j'ai et partir pour l'Écosse, ou l'Angleterre, et vivre une petite vie simpliste ou je serai confortable dans le changement constant?! Le matériel ne m'apporte aucun plaisir, et pourtant j'essaie de me convaincre du contraire, et je fais des achats compulsifs qui font que je suis sans le sous. J'essaie de remplir le vide à l'intérieur de mes tripes. Mais le voyage... Ça m'apporte. Je n'ai besoin de rien, sauf de me ressourcer, d'explorer, de voir, de découvrir. C'est ma plus grande joie. Je ne sais pas. De toutes façons, j'ai peur. J'ai trop peur de moi. Aucune confiance en moi, je suis ma plus grande peur. Et mes décisions sont très souvent impulsives. Il faut que je réfléchisse.

C'est que j'exagère. J'exagère toujours tout!

Peut être que si tu partais avec moi. Peut être que si j'amenais tes cheveux dorés et tes jambes infines et ton adorable sourire avec moi, peut être que ce serait parfait. Je pourrai dire ton nom cent fois, ton nom qui me caresse tendrement les lèvres lorsque je le prononce. Ton nom qui résonne dans ma tête au moins dix fois par jour. Mais bon. De toutes façons comment pourrais-je savoir comment t'aimer...?

Je ne sais même pas comment m'aimer!

C'est pas de la faute de personne, c'est de ma faute. C'est moi qui est mal faite, c'est moi qui comprends tout de travers, c'est mon cerveau qui est tout croche. 

jeudi 30 avril 2015

These are words I cannot say




À mon sans façons aux cent façons,

Tu me manques. À un point ou ça m'avale. Ton sourire m'avale. Ton grand sourire en triangle, et tes yeux d'amandes enchantés.. Les idées se frappent dans ma tête. J'essaie de les calmer, mais ça m'engloutis, je me noie dans la salive ruminante des émotions qui prennent le dessus. Je tremble de bonheur à la simple idée que tu existes, quelque part, même si c'est loin de moi. Parce que tu es loin, et pourtant ta personne n'arrêtes jamais d'être dans mes idées. Je croyais que le temps faisait bien les choses... il semble que certaines choses savent lui échapper.

Petit enfant aux jambes interminables, à la blondeur des étés et au coeur immense, j'espère que tu es heureux, là ou tu es. Je suis certaine que tu en apprendras beaucoup à parcourir les monts et les plaines, à te chercher dans tes découvertes, à ouvrir tes grands yeux sur le monde. Là où tu es, peut être que les couleurs sont plus belles, ou peut être que l'air est plus doux et que le soleil brille plus fort. Peut être que tu ranimes les paysages avec tes pas joyeux de grand explorateur, mon petit enfant doré, mon grand rêveur égaré.

Il m'est complètement impossible de mettre le doigt sur ce que je ressens. Ça me dépasse, ça m'a toujours dépassé. Juste, existe. Je veux juste te voir exister jusqu'à la fin des temps.



I just want to see you live. You're beautiful when you breathe.

mardi 27 janvier 2015

The dying prose of an hypersensitive arts lover

I am sad. Sad and desperate. Exhausted. Lost. Depressed.

So I know how it works. I got to find the problem, so then I can focus on the solutions I have. Because obviously, for every problem, there is a solution.

I have self esteem, that, thank god, I built all by myself over the years. So the problem is no longer here.

I have a roof over my head. I have access to food, water, and public services. The problem isn't in my primary needs.

I am surrounded by amazing friends, family and coworkers. I love them and they love me, and we support each other. That's not a problem.

I sleep well, eat well, I exercise daily, I don't do drugs anymore, so the problem isn't here either.

But I don't know what I'm doing. I don't know what I want. I don't know where I'm going. I tell myself that I want the best for my own person. But the thing is that the best isn't what my heart feels like doing. The thing is that I am consciously emotionally hypersensitive, and that it often unbalances me. The other thing is that I get easily bored and sick of things, so it means that routines doesn't work for me. Stability neither. Because I always need something new, something refreshing, I cannot stick to the same stuff for months and years. I constantly need change. But my emotions are so inconstant, that if my background is also inconstant, it makes me feel anxious and it creates chaos in my head.

I know that I am strong. I am very conscious about that, I've been through a lot and I'm proud of everything I did so far. So then, why do I feel so weak?

I know that I am intelligent. I can make links very easily and I learn very fast. So then, why do I feel so idiot?

I know that have a huge capacity of empathy, and that I am good for listening to others, I even enjoy it. So then, why do I feel so cold and distant?

I know that I have everything to succeed, I am perseverant and ambitious. So then, why do I feel so useless?

Get a job and stick to it, buy a house, makes babies, okay. That's life and we can't change it, so we better accept it. I get it. But every day, this acceptance kills me. Every time I imagine myself in some years, comfortable and bored, I feel as if there was a huge knife piercing my stomach. Maybe some people are just not made to live in this kind of world, and then I'm surely one of them. The pain I am presently bearing with is so heavy for my little, frail shoulders.

I'm not giving up. I can't, because that would make my situation way worse than it is. I'm just unhappy. I wish to share the dark substance of my tears, by turning it into words. But I feel like my words are powerless. Just as I am.

I feel so little.

vendredi 12 décembre 2014

Eight days a week, I looooove you!


Alors que je tentais de reprendre mon souffle ivre des vapeurs alcoolisées en cette soirée de Décembre, je regardai la neige tomber paisiblement. Je ne pu m'empêcher de sourire en voyant les boules de neige fendre l'air et atteindre quelques cibles mouvantes. J'étais entourée de gens merveilleux, et que j'aime profondément. À travers ces monceaux de neiges volants, ton visage souriant me lança un regard bienveillant, et mon cœur fit plusieurs tours. À ce moment précis, un courant vivifiant passa dans chacun des minces fils de mon réseau sanguin et m'électrifia de la tête au pieds. Nos regards se sont effleurés avec tendresse et je t'ai souris, sottement. Il n'y avait absolument rien dont j'étais plus certaine; je suis follement, délicieusement, éperdument amoureuse de toi.

Ain't got nothing but love babe, 8 days a week!


lundi 20 octobre 2014

Keep on lying




Entre deux arbres
tu t'es relevé,
Je me souviens 
de ta bouche mouillée
et de tes longs cils humides.
Tu étais une poire rose
dans laquelle mes dents
s'enfonçaient avidement.
La mousse verte bordait
le tapis d'ambre 
taché de sang et de lait.
Notre danse nocturne,
le bleu de tes veines tendues,
mon dos en pont
jusqu'à ce que nos gorges
jaillisse la louve et le lion.

Je voudrais voir la...


Matapédia-et-les-Plateaux, Gaspésie

L'air file entre mes doigts comme un voile d'eau, le vent mord doucement ma nuque, il est froid mais agréable, et le soleil me chauffe affectueusement le dos. Aucun nuage n'est là pour estomper sa majestuosité, son éclat réconfortant scintille dans un ciel infiniment bleu. Des rayons d'or sur l'azur éternel. Encore une fois, les montagnes aux mille couleurs me séduisent par leurs délicates courbes ambrées, j'ai le coeur qui vibre tant il déborde des gallons d'émotions qui me submergent. 






















Maria, Baie-des-Chaleurs

La mer accompagne mes pensée par son chant enthousiaste. Le vent la fait danser paresseusement et le soleil la fait scintiller de tous ses éclats. Elle semble azur par ce ciel sans nuages, et je la trouve si séduisante. Entre ses longs mouvements suaves elle lèche le sable doré, elle se gonfle de soleil et brille majestueusement. Mon âme, quand à elle, se gonfle de l'ivresse que m'apportent les bercements de l'océan. Je suis seule, avec ce décor à couper le souffle, bien enfouie au creux d'une baie. J'y imprègne mon âme.